Résultats du 1er semestre 2020 : Forte résistance du chiffre d’affaires et augmentation significative de la marge

Paris, France, 30 juillet 2020

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Commentant l’activité du 1er semestre 2020, Benoît Potier, Président-Directeur Général du groupe Air Liquide a déclaré :

« Ce premier semestre hors norme démontre à nouveau la capacité de résilience du Groupe dans un contexte de crise sanitaire sans précédent. Les ventes du semestre s’élèvent à plus de 10 milliards d’euros, en recul limité de - 3,2 % à données comparables. Ceci reflète la bonne tenue de l’activité Gaz & Services, soit 96 % du chiffre d’affaires, et de l’activité Marchés Globaux & Technologies

Au sein des Gaz & Services, les ventes en Électronique progressent ; l’activité Santé, en première ligne face à la pandémie, est en forte croissance. La Grande Industrie résiste, tandis que l’Industriel Marchand est davantage impacté. Sur le plan géographique, les niveaux d’activité reflètent l’évolution de la situation pandémique. La Chine est à nouveau en croissance solide, des signes de reprise sont perceptibles en Europe tandis que la situation en Amériques reste contrastée.

La marge opérationnelle du Groupe progresse à nouveau de + 50 points de base, hors effet énergie. Elle s’appuie sur la poursuite des programmes d’efficacités à hauteur de 200 millions, en ligne avec l’objectif annuel de plus de 400 millions d’euros et sur un plan d’économies complémentaires déclenché pour faire face à la crise. Par ailleurs, la marge a été soutenue par une politique de prix et une gestion du portefeuille dynamiques.

Le résultat net progresse de + 1,8 %. Le cash flow sur ventes est particulièrement élevé à 23,1 %. Le ratio de dette sur capitaux propres est en baisse par rapport à son niveau au 30 juin 2019.

Avec des opportunités d’investissement à 12 mois toujours dynamiques, les décisions d’investissements industriels du semestre sont élevées, à 1,3 milliard d’euros. Ces décisions dont un tiers porte sur des projets en faveur du climat, incorporent des innovations et s’ouvrent aussi à des opportunités de reprise d’actifs clients, gage d’une meilleure efficacité industrielle et environnementale.

Acteur clef du climat et de la transition énergétique avec l’oxygène et l’hydrogène, impliqué dans tous les secteurs d’activité, Air Liquide a un rôle majeur à jouer dans la transformation économique et sociétale en cours.

Dans un contexte de mesures de confinement locales limitées et d’une reprise progressive d’activité au deuxième semestre 2020, Air Liquide est confiant dans sa capacité à augmenter à nouveau sa marge opérationnelle et à réaliser un résultat net proche de celui de 2019, à taux de change constant (1)

(1) A noter, le résultat net 2020 publié devrait être en croissance si le projet de cession de la filiale schülke se réalise pendant l’année. Le résultat net récurrent 2020, c'est à dire hors plus value liée à la cession de schülke et hors éléments exceptionnels significatifs sans impact sur le résultat opérationnel courant, devrait être proche du résultat net récurrent 2019 à taux de change constant.

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Le chiffre d’affaires du Groupe s’établit à 10 273 millions d’euros au 1er semestre 2020. La baisse limitée des ventes sur le semestre de - 3,2 % sur base comparable pour le Groupe et - 2,7 % pour l’activité Gaz & Services prouve la résilience du modèle d’affaires, alors que la pandémie COVID-19 a touché l’ensemble des activités et des géographies. Les ventes consolidées de l’Ingénierie & Construction (- 41,3 %) reflètent l’allocation prioritaire des ressources aux projets internes mais aussi la fermeture du centre de fabrication en Chine pendant quatre semaines et le report de quelques mois de plusieurs projets. L’activité Marchés Globaux & Technologies a réduit son rythme d’activité pendant la pandémie tout en poursuivant son développement avec des ventes en croissance de + 3,2 % au 1er semestre. Le chiffre d’affaires publié du Groupe est en retrait de - 6,2 %, l’effet de change très légèrement positif de + 0,1 % ne compensant pas un fort effet énergie négatif de - 2,7 % et un effet périmètre significatif de - 0,4%.

Le chiffre d’affaires Gaz & Services du 1er semestre 2020 atteint 9 920 millions d’euros. Les ventes publiées sont en retrait de - 5,8 %, pénalisées par les effets défavorables de l’énergie (- 2,8 %) et du périmètre significatif (- 0,4 %), alors que l’effet de change est très légèrement positif (+ 0,1 %).

  • Le chiffre d’affaires Gaz & Services de la zone Amériques s’établit à 3 975 millions d’euros au 1er semestre, en retrait de - 5,1 % sur base comparable. L’Amérique du nord a été touchée par la pandémie à partir de la fin du mois de mars et après avoir montré des premiers signes de reprise en mai sur certains marchés, l’activité s’est stabilisée en juin. L’Amérique latine, affectée plus tard par le virus, lutte toujours contre le COVID-19. Les ventes de la Grande Industrie sont en léger retrait sur le semestre (- 1,3 %). Avec un chiffre d’affaires en recul de - 8,3 %, l’Industriel Marchand est l’activité la plus impactée par la crise sanitaire et les mesures de confinement malgré des effets prix élevés, de + 4,0 %. L’Électronique affiche une forte croissance de + 5,1 %. La Santé reste pleinement mobilisée contre la pandémie notamment via la fourniture d’oxygène et d’équipement médical et présente une hausse des ventes de + 5,4 %, particulièrement soutenue en Amérique Latine.
  • Stable sur le semestre (+ 0,2 %), le chiffre d’affaires de la zone Europe atteint 3 440 millions d’euros. La zone a été particulièrement affectée par la crise sanitaire à partir de mi-mars, notamment dans le sud de l’Europe, et la reprise des activités est très progressive depuis début mai. Les ventes de la Grande Industrie sont en retrait de - 3,5 %. L'activité Industriel Marchand, en baisse de - 8,2 %, est la plus touchée par la crise sanitaire. Représentant plus de 40 % des ventes Gaz et Services en Europe, les activités Santé restent fortement sollicitées, avec un chiffre d’affaires qui progresse de + 10,8 % au 1er semestre.
  • Le chiffre d’affaires en Asie-Pacifique s’établit à 2 236 millions d’euros au 1er semestre, en retrait de - 2,1 % sur base comparable. La Chine a été le premier pays à subir l’impact de la pandémie du COVID-19 avec des ventes en recul de - 2,5 % au 1er trimestre. La reprise y a également été très rapide, la Chine affichant une croissance de + 2,1 % au 2ème trimestre, positive dans toutes les branches d’activité industrielles. Certains pays de la zone restent touchés par la pandémie et les mesures de confinement. Au 1er semestre 2020, la Grande Industrie (- 2,0 %) bénéficie de la résilience de son modèle d’affaires. L’activité Industriel Marchand (- 5,8 %) est la plus affectée. L’activité Électronique (+ 1,5 %), qui représente un tiers des ventes de la zone, est très dynamique avec une croissance de + 12 % hors ventes d'Équipements & Installations.
  • Le chiffre d’affaires de la zone Moyen-Orient et Afrique atteint 269 millions d’euros, en baisse comparable de - 7,3 % au 1er semestre. Les ventes de l’Industriel Marchand sont très faibles au 2ème trimestre à la suite des mesures de confinement sur l’ensemble de la zone. L’activité Grande Industrie démontre sa forte résilience malgré un arrêt client pour maintenance significatif au 1er trimestre, les deux unités majeures de la zone, en Arabie saoudite et en Afrique du Sud, ayant continué d’opérer à un bon niveau au 2ème trimestre. La Santé présente une forte croissance, notamment en Arabie saoudite.

Très impliquée dans le combat contre le COVID-19, la Santé affiche une forte progression de  + 8,7 %. La branche d’activité Électronique présente également une croissance très solide de + 2,0 % et de + 8,9 % hors ventes d’Équipements & Installations, bénéficiant de ventes très dynamiques de Gaz vecteurs et de Matériaux avancés. La branche d’activité Industriel Marchand (- 8,1 %) est la plus affectée par la crise sanitaire mais les effets prix restent soutenus à + 2,9 %. La Grande Industrie présente des ventes en léger retrait, de - 2,5 % sur le semestre, du fait d’une plus faible demande au 2ème trimestre notamment en Europe et aux Etats-Unis, zones fortement impactées par la pandémie.

La contribution au chiffre d’affaires consolidé de l’Ingénierie & Construction s’établit à 104 millions d’euros au 1er semestre et reflète l’allocation prioritaire des ressources aux projets internes mais aussi la fermeture du centre de fabrication en Chine pendant quatre semaines ainsi que le report de quelques mois de plusieurs projets.

Le chiffre d’affaires de l’activité Marchés Globaux & Technologies s’établit à 249 millions d’euros, en croissance de + 3,2 % au 1er semestre. L’activité biogaz reste très dynamique aux Etats-Unis et en Europe. Les prises de commandes pour les projets Groupe et pour les clients tiers sont en forte hausse, et incluent notamment des réfrigérateurs cryogéniques d'hélium, des reliquéfacteurs de GNL Turbo-Brayton et des stations hydrogène.

Les efficacités s’élèvent à 200 millions d’euros sur les six premiers mois de l’année, en ligne avec l’objectif annuel désormais fixé à plus de 400 millions d’euros. Par ailleurs, les réductions de coûts exceptionnelles du plan de réponse à la crise sanitaire viennent compenser le faible niveau d’activité et ne sont pas, du fait de leur nature, soutenables dans la durée.

Le résultat opérationnel courant (ROC) du Groupe atteint 1 813 millions d’euros au 1er semestre 2020, stable en croissance publiée et en légère hausse comparable de + 0,2 % par rapport à 2019. La marge opérationnelle (ROC sur chiffre d’affaires) s’établit à 17,6 %, soit une amélioration de + 100 points de base par rapport au 1er semestre 2019, et de + 50 points de base hors effet énergie malgré la baisse d’activité. La marge opérationnelle de l’activité Gaz & Services est de 19,6 %, soit une amélioration de + 120 points de base par rapport à celle du 1er semestre 2019, et de + 60 points de base hors effet énergie.

Le résultat net part du Groupe s’établit à 1 078 millions d’euros au 1er semestre 2020, en hausse publiée de + 1,8 %. En dépit de la pandémie et de la baisse d’activité significative en résultant, le bénéfice net par action reste aussi en croissance de + 1,8 % par rapport au 1er semestre 2019 et s’établit à 2,29 euros par action.

La capacité d’autofinancement avant variation du besoin en fonds de roulement s’élève à 2 371 millions d’euros au 1er semestre 2020, soit 23,1 % des ventes, en forte amélioration de + 170 points de base par rapport au 1er semestre 2019([1]). Le flux net de trésorerie généré par les activités opérationnelles, après variation du besoin en fonds de roulement, atteint 2 153 millions d’euros, soit une hausse significative de + 9,9 %. Le ratio de dette nette sur fonds propres, ajusté de la saisonnalité du dividende, s’établit à 64,5 %, en forte baisse par rapport à fin juin 2019 (70,7 %).

Les décisions d’investissement industriel s’élèvent à 1,3 milliards d’euros, stables par rapport au 1er semestre 2019, malgré un contexte sanitaire difficile. La branche d’activité Électronique atteint un niveau d’investissement record au 1er semestre, notamment grâce à la signature de plusieurs nouvelles unités en Asie. Le portefeuille d’opportunités d’investissement à 12 mois s’établit à 2,9 milliards d’euros, stable par rapport à fin 2019 et en hausse par rapport au 1er trimestre 2020.

Le Groupe confirme les dates de démarrage des principaux projets en 2020 et maintient son estimation de la contribution additionnelle des démarrages et montées en puissance d’unités aux ventes 2020 entre 150 et 180 millions d’euros. Etant donné le contexte sanitaire au début du 3ème trimestre 2020, la meilleure estimation du Groupe de la contribution additionnelle aux ventes de 2021 s’élève à environ 300 millions d’euros, reflétant notamment le décalage en 2021 de certains démarrages et montées en puissance à la suite de la crise du COVID-19.

Le retour sur capitaux employés après impôts (ROCE) récurrent([2])s’établit à 8,4 %, en hausse de + 10 points de base par rapport au 1er semestre 2019.

Au 1er semestre 2020, le Groupe a maintenu le paiement du dividende et augmenté les investissements industriels tout en refinançant de manière anticipée la dette arrivant à maturité en 2020. Ces initiatives témoignent de la solidité du bilan et des flux de trésorerie générés par les opérations du Groupe dans un contexte de crise et sa capacité à assurer sa croissance future. 

  1. ^ Par rapport aux données retraitées du 1er semestre 2019 suite aux changements dans les états financiers annuels 2019 : le coût financier avant impôt lié à IFRS 16 est reporté en autres charges financières alors qu'il était reporté en coût de la dette nette au 30 juin 2019. La distinction est désormais faite entre les autres éléments sans impact sur la trésorerie dans lesquels sont reportés la neutralisation de ce coût ainsi que les produits et charges relatifs à IAS 19 et IFRS 2 et les autres éléments avec impact sur la trésorerie.
  2. ^ Sur la base du résultat net récurrent, voir réconciliation en annexe.

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