1er trimestre 2020 : Croissance des ventes de +1% confirmant la solidité du modèle d’affaires et la mobilisation du Groupe face à l’épidémie de Covid-19

Paris, France, 24 avril 2020

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Commentant l’activité du 1er trimestre 2020, Benoît Potier, Président-Directeur Général du groupe Air Liquide a déclaré :

 « Ce premier trimestre est en légère croissance malgré la propagation à l’ensemble du monde de l’épidémie de Covid-19 à partir du mois de janvier, avec pour corollaire la mise en place dans le Groupe de plans de continuité d’activité dans la quasi totalité des branches d’activités.

Les ventes atteignent 5,4 milliards d’euros, dont 5,2 milliards pour l’activité Gaz & Services, en croissance de + 1,1 % en comparable. Cette bonne tenue des ventes reflète la solidité du modèle économique du Groupe, caractérisé par la diversité de ses marchés et de ses géographies, ainsi que la part importante de contrats de long terme. Ainsi, Gaz & Services et Marchés Globaux & Technologies progressent ; l’activité Ingénierie & Construction est elle en fort repli, reflétant notamment le report des chantiers pour les clients tiers à une date ultérieure.

En Gaz & Services, 96 % de l’activité du Groupe, la croissance est particulièrement forte dans les activités Santé à + 10 % et en Électronique. Sur le plan géographique, l’Europe et les Amériques restent en croissance, tandis que la zone Asie-Pacifique a été plus pénalisée par la situation sanitaire, notamment en Chine.

Dans le contexte d’urgence sanitaire mondiale, le Groupe se mobilise. D’une part pour participer à l'effort de solidarité internationale, qu’il s’agisse de l’approvisionnement des établissements de soins en oxygène médical ou en respirateurs, avec notamment l’engagement de produire en France 10 000 respirateurs en 50 jours. D’autre part, un programme renforcé de contrôle des coûts a été initié pour aller au delà de l’objectif annuel de 400 millions d’euros d’efficacités. Au 1er trimestre, 91 millions d’euros d’efficacités ont été générés.

Le cash flow, quant à lui, est élevé et s’établit à plus de 22 % des ventes. Par ailleurs, le Groupe a renforcé sa position en termes de liquidités avec une émission obligataire, largement sursouscrite, de 1 milliard d’euros en mars.

Les décisions d’investissement du trimestre demeurent élevées à plus 700 millions d’euros. L’enveloppe prévue pour l’année est maintenue, dans le cadre d’une approche très ciblée. Ces investissements contribueront à la croissance future et au renforcement de l’efficacité du Groupe.

En matière d’environnement sanitaire et économique, l’hypothèse la plus largement partagée aujourd’hui est celle d’un second trimestre très impacté par la crise, puis d’une levée progressive des mesures de confinement entre la fin du deuxième et le début du troisième trimestre, selon les continents. Dans cette hypothèse, compte tenu de la solidité de son modèle et des mesures mises en place en 2020, Air Liquide est néanmoins confiant dans sa capacité à augmenter à nouveau sa marge opérationnelle et à réaliser un résultat net proche de celui de 2019, à taux de change constant. » 

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Le chiffre d’affaires du Groupe s’établit à 5 370 millions d’euros au 1er trimestre 2020. En dépit de la crise sanitaire qui a fortement affecté la Chine, puis l’Europe mi mars et enfin l’Amérique et l’Afrique Moyen Orient fin mars, les ventes sont en croissance comparable de + 0,6 % grâce à la solidité du modèle d’affaires. L’activité Gas & Service affiche ainsi une progression robuste de +1,1 %. L’Ingénierie & Construction (- 44,0 %) est impactée par la pandémie du COVID-19 qui a entraîné notamment la fermeture du centre d’ingénierie et de fabrication chinois et le report de quelques mois de plusieurs projets. L’activité Marchés Globaux & Technologies poursuit son fort développement et affiche une croissance dynamique de + 13,6 %. L’effet de change positif de + 0,8 % ne compensant pas un fort effet d’énergie négatif de - 2,5 % ni l’effet périmètre significatif de - 0,2 %, le chiffre d’affaires publié du Groupe est en retrait de - 1,3 %.

Le chiffre d’affaires Gaz & Services du 1er trimestre 2020 atteint 5 191 millions d’euros, en croissance comparable de + 1,1 %. Les ventes publiées sont en léger retrait de - 0,9 %, l’effet de change positif (+ 0,8 %) ne compensant pas les effets défavorables d’énergie et de périmètre significatif, de - 2,6 % et - 0,2 % respectivement.

  • Le chiffre d’affaires Gaz & Services de la zone Amériques s’établit à 2 122 millions d’euros et progresse de + 1,3 %, soutenu notamment par la Santé (+ 10,0 %) et la Grande Industrie (+ 2,7 %) en particulier les ventes d’hydrogène et l’activité cogénération. En dépit de la crise sanitaire qui a affecté la région à partir de fin mars, les ventes de l’activité Électronique affichent une hausse de + 0,6 % et celles de l’Industriel Marchand sont stables à - 0,2 %, avec des effets prix qui restent élevés.
  • En hausse de + 2,7 % sur le trimestre, le chiffre d’affaires de la zone Europe atteint 1 791 millions d’euros. Les ventes de la Grande Industrie sont en léger retrait de - 0,6 %. L'activité Industriel Marchand, en baisse de - 2,7 %, est la plus touchée par la crise sanitaire qui a affecté la région à partir de mi-mars. La Santé, qui représente 39 % des ventes Gaz et Services en Europe, est très impliquée dans le combat contre le COVID-19. Son chiffre d’affaires progresse de + 10,8 %, soutenu par de fortes ventes de gaz médicaux en mars mais aussi de gels hydroalcooliques médicaux produits par sa filiale Schülke en Allemagne.
  • Le chiffre d’affaires en Asie-Pacifique s’établit à 1 139 millions d’euros, en retrait de - 0,9 %. C’est la zone qui a subi l’impact le plus fort de la pandémie du COVID-19 au 1er trimestre, notamment en Chine où les ventes sont en recul de - 2,5 %. La Grande Industrie (- 2,1 %) bénéficie de la résilience de son modèle d’affaires alors que l’activité Industriel Marchand (- 5,3 %) est la plus affectée. L’activité Électronique reste très dynamique (+ 4,9 %), avec plusieurs démarrages et montées en puissance d’unités et malgré un effet de comparaison défavorable par rapport aux ventes élevées d'Équipement & Installations en 2019.
  • Le chiffre d’affaires de la zone Moyen-Orient et Afrique atteint 139 millions d’euros, en baisse de - 5,8 %, significativement affecté par un arrêt client pour maintenance sur une grande unité de production d’hydrogène en Arabie saoudite. Dans une moindre mesure, l’Industriel Marchand est également ralenti à la suite des mesures de confinement dans les pays du Golfe Persique et en Afrique du sud même si les ventes restent globalement stables en Afrique et progressent en Egypte et en Inde. Le fort développement des activités de la Santé se poursuit, notamment en Arabie saoudite.

Très impliquée dans le combat contre le COVID-19, la Santé affiche la plus forte progression du Groupe pour le trimestre (+ 9,9 %). La branche d’activité Électronique présente également une croissance très solide + 3,6 % (+ 9,8 % hors Équipements & Installations), bénéficiant de ventes très dynamiques de Gaz vecteurs et de Matériaux avancés. La branche d’activité Industriel Marchand (- 1,5 %) est la plus impactée par la crise sanitaire, en particulier les volumes de gaz en bouteilles mais les effets prix restent soutenus à + 3,0 %. La Grande Industrie (- 0,8 %) bénéficie de volumes d’hydrogène en hausse pour le raffinage alors que les volumes de gaz de l’air sont en baisse, la demande étant plus faible dans la Sidérurgie et dans une moindre mesure la Chimie.

Le chiffre d’affaires consolidé de l’Ingénierie & Construction s’établit à 52 millions d’euros, impacté par la pandémie du COVID-19 qui a entraîné notamment la fermeture du centre d’ingénierie chinois pendant un mois et le report de quelques mois de plusieurs projets.

Le chiffre d’affaires de l’activité Marchés Globaux & Technologies s’établit à 127 millions d’euros, en forte croissance de + 13,6 %, alors que plusieurs sites de fabrication opèrent provisoirement avec un personnel réduit. L’activité biogaz reste très dynamique, en particulier avec plusieurs démarrages aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Les prises de commandes s’élèvent à 209 millions d’euros, en forte hausse de + 64,2 %, supportée par d’importants contrats pour des réfrigérateurs cryogéniques d'hélium, et des reliquéfacteurs de GNL (Gaz Naturel Liquéfié) Turbo-Brayton.

Les gains d’efficacité du Groupe atteignent 91 millions d’euros et représentent une hausse de + 18 % par rapport au 1er trimestre 2019, bénéficiant notamment d’une contribution accrue de la zone Amériques. L’objectif annuel désormais fixé à plus de 400 millions d’euros est maintenu pour 2020. Un programme additionnel visant à ajuster les coûts fixes a été mis en place dans les géographies en réponse à la crise sanitaire, et une attention particulière est portée sur le suivi des créances client.

La capacité d'autofinancement avant variation du besoin en fonds de roulement atteint 1 196 millions d’euros au 1er trimestre, soit 22,3 % des ventes. Elle permet notamment d’assurer le financement des investissements industriels nets qui s’établissent à 714 millions d’euros, en ligne avec le plan stratégique moyen-terme.

Au 1er trimestre 2020, les décisions d’investissement industriel s’élèvent à 673 millions d’euros et affichent une forte hausse de plus de + 40 % par rapport au 1er trimestre 2019. La branche d’activité Électronique atteint un niveau d’investissement record et représente plus d’un tiers des décisions grâce à la signature de projets majeurs en Asie. Le portefeuille d’opportunités d’investissement à 12 mois s’établit à 2,7 milliards d’euros.

Du fait de la propagation du COVID-19 et sur la base des informations disponibles à la fin du 1er trimestre, environ 25 % des démarrages initialement prévus en 2020 seront très probablement retardés de 2 à 6 mois. Par conséquent, la contribution additionnelle aux ventes attendue pour l’année 2020 devrait être comprise entre 150 et 180 millions d’euros, un montant inférieur à la contribution de 230 millions d’euros initialement prévue.

A la fin du 1er trimestre 2020, l’activité est en cours de reprise en Chine, alors que les zones Europe, Amériques et Afrique Moyen-Orient traversent la phase critique de la crise sanitaire, dont les effets les plus importants sont anticipés au 2ème trimestre.

En effet, au 2ème trimestre la demande en gaz de l’air dans la Grande Industrie devrait être plus faible dans la Sidérurgie et dans une moindre mesure la Chimie. L’activité Industriel Marchand devrait être la plus affectée, en particulier les volumes de gaz en bouteilles, alors que l’Électronique devrait maintenir son niveau d’activité. Les équipes de la Santé resteront fortement mobilisées, notamment pour assurer l’approvisionnement des hôpitaux et des patients en gaz médicaux, respirateurs, et en gels hydroalcooliques.

Une fois la période de confinement terminée, une reprise progressive est anticipée, soutenue en particulier par les marchés de la consommation, l'Électronique et la Santé.

En matière d’environnement sanitaire et économique, l’hypothèse la plus largement partagée aujourd’hui est celle d’un second trimestre très impacté par la crise, puis d’une levée progressive des mesures de confinement entre la fin du deuxième et le début du troisième trimestre, selon les continents. Dans cette hypothèse, compte tenu de la solidité de son modèle et des mesures mises en place en 2020, Air Liquide est néanmoins confiant dans sa capacité à augmenter à nouveau sa marge opérationnelle et à réaliser un résultat net proche de celui de 2019, à taux de change constant.

Il convient de noter que le résultat net 2020 publié devrait être en croissance si le projet de cession de la filiale Schülke se réalise pendant l’année. Le résultat net récurrent 2020, c'est à dire hors plus value liée à la cession de Schülke et hors éléments exceptionnels significatifs, devrait être proche du résultat net récurrent 2019 à taux de change constant.

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